La dermite estivale du cheval est une dermatose inflammatoire chronique complexe, dont la gestion repose encore trop souvent sur des approches empiriques. Parmi elles, l’utilisation de corps gras (huiles végétales, graisses, baumes riches) reste extrêmement répandue.
Ce choix repose sur une logique intuitive : nourrir la peau, créer une barrière protectrice, limiter les agressions externes. Pourtant, dans un contexte de dermite, cette stratégie est souvent inadaptée, voire délétère.
L’analyse des mécanismes physiopathologiques et des interactions entre galénique et peau inflammée montre que ces formulations peuvent entretenir, voire amplifier, les lésions et le prurit.