Lorsqu’une gale de boue s’installe ou récidive, la peau ne joue plus pleinement son rôle de barrière. Les lésions cutanées, même superficielles, créent des portes d’entrée répétées pour les micro-organismes et entretiennent une inflammation locale continue.
Cette inflammation n’est pas limitée à la surface de la peau. Elle s’accompagne souvent d’un œdème local et d’une augmentation des fluides dans les tissus. Le système lymphatique, chargé de drainer ces excès et de participer à la défense immunitaire, est alors sollicité de manière constante.
Si cette situation se prolonge, le drainage lymphatique devient moins efficace, en particulier au niveau des membres distaux où la circulation est déjà plus lente. Les fluides stagnent, l’inflammation s’intensifie et les vaisseaux lymphatiques peuvent à leur tour s’enflammer. C’est dans ce contexte qu’une lymphangite peut apparaître, non pas brutalement, mais comme la conséquence d’un déséquilibre local installé dans le temps.
Ainsi, une gale de boue mal maîtrisée ou répétée ne provoque pas systématiquement une lymphangite, mais elle peut créer un terrain favorable à son développement, surtout lorsque l’inflammation persiste et que les mécanismes de drainage sont dépassés.